Hélène Tottoli, responsable des aménagements au sein du Comité d’organisation Normandie 2014, planche actuellement sur les sols équestres, c'est-à -dire les terrains de compétition. Un facteur d’une importance extrême, car les chevaux de top niveau sont des athlètes aux jambes de cristal, dont la santé doit absolument être préservée. En 2014, c’est promis, ils « joueront sur du velours » !
Aux Jeux équestres mondiaux FEI Alltech 2014™ en Normandie, il y aura plusieurs sites de compétition, et plusieurs « pistes » aussi, toutes différentes les unes des autres. La « piste », c’est ainsi que l’on nomme le sol des terrains de concours. Elle peut être composée de gazon ou de sable fibré, mais est toujours le fruit d’une intense réflexion assortie d’une multitude de tests. En tout, plus de 40 000 m2 de pistes seront nécessaires pour le sport et les animations !
Selon les disciplines, les caractéristiques du sol ne sont pas du tout les mêmes car l’effort produit par les chevaux est lui aussi très différent. « Les pistes n’ont rien en commun pour le saut d’obstacles ou le reining par exemple, explique Hélène Tottoli. Pour le saut d’obstacles, on exige un sol qui ait du rebond et une grande homogénéité. En reining, discipline de l’équitation western, la couche supérieure de la piste doit être profonde, mais la couche inférieure doit au contraire être très dure pour que les chevaux puissent réaliser certaines figures comme les arrêts glissés. » (Photo ci-jointe). Durant cette manœuvre impressionnante, ils arrivent au grand galop puis stoppent brutalement, en s’accroupissant sur leurs membres postérieurs, et en glissant sur une distance la plus longue possible. Aucune aspérité du sol ne doit bloquer leur élan. « Nous devons garantir une performance sportive optimale et un sol qui soit de la même qualité pour tous, du premier au dernier concurrent à passer», précise Hélène.
Un appel d’offres européen pour le choix des sols a été lancé fin février. Le chantier global y est divisé en plusieurs lots, selon la spécificité des pistes. Les entreprises avaient jusqu’au 16 mars pour y répondre. Le Comité d’organisation étudie actuellement les candidatures reçues : « Concernant les sols des compétitions, nous exigeons que les entreprises candidates aient déjà travaillé sur des événements internationaux majeurs, explique Hélène Tottoli. A celles qui remplissent les conditions requises, nous transmettrons le cahier des charges que nous avons élaboré. »
Le choix des prestataires se fera d’ici à l’automne, avec en ligne de mire de premiers tests début 2013 pour la piste de saut d’obstacles, sur une carrière de 40 mètres sur 20 construite pour l’occasion. « Des cavaliers et des chevaux viendront la tester, le but étant d’analyser leur ressenti et de le traduire scientifiquement. Les chevaux seront donc équipés de capteurs », précise Hélène.
© FEI Kit Houghton
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