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Merci !

Merci !

Des années de préparation, quinze jours de compétition. Les Jeux Equestres Mondiaux FEI Alltech 2014 en Normandie se sont terminés après deux semaines intenses de sport, de beau sport. Ils laissent à la Normandie, à la France, au monde entier un héritage solide, porteur de sens pour les quinze années à venir… Au moins… Premiers de ces héritages : les souvenirs.

Merci !
© Sindy Thomas

Les Jeux 2014, pour ceux qui les ont vécus de l’intérieur, ce sont avant tout quinze jours intenses : un événement comme celui-ci, planétaire, ne se vit pas à moitié. Les Jeux, ce sont donc un stress, un moteur, un défi : celui d’accueillir le monde, avec le sourire, en toute circonstance. La chaleur qui restera dans les mémoires, c’est avant tout celle des 3 000 femmes et hommes en vert, les précieux bénévoles, qui face parfois aux difficultés, sont restés les premiers ambassadeurs des valeurs sportives de persévérance, d’entraide et d’effort, chères à l’univers équestre. Les Normands, nombreux à s’être engagés dans ce programme volontaire, avaient à cœur d’offrir au monde l’accueil qu’une carte postale seule ne peut suffire à expérimenter. D’autres étaient venus de bien plus loin, d’Australie, des Etats-Unis, du Mexique, de Norvège, au service désintéressé d’un monde dont ils se sentent citoyens et que le sport continuera de faire tourner avec constance, à l’occasion de ces grands rassemblements populaires, festifs, encore une fois porteurs de sens.

Sur le terrain, chacune des 84 médailles attribuées, chaque couple engagé dans la compétition, racontent l’histoire en marche d’une relation qui unit l’homme et le cheval depuis des millénaires, inlassablement, et que les Jeux Equestres Mondiaux FEI Alltech 2014 en Normandie ont contribué à sublimer. C’est l’histoire de ces cavaliers aux corps affaiblis, qui s’en remettent avec confiance à leurs montures le temps de reprises prenantes. C’est l’histoire d’un extraterrestre nommé Valegro à qui une Charlotte au nom bien français, pourtant si britannique, a su apprendre un langage qu’ils ont maitrisé mieux que quiconque. C’est l’histoire de Rodolphe, qui le cœur lourd, a su trouver la légèreté, porté par un public qui soudain partageait la peine, les espoirs, la volonté de bien faire d’un petit garçon plongé dans le deuil. C’est l’histoire de la Suissesse Barbara, qui malgré plusieurs cotes abimées et des larmes versées seule dans les sous-bois, a continué coute que coute, pour offrir à sa jument et à son équipe une médaille de bronze à l’issue de 160 difficiles kilomètres de course. C’est l’histoire de ce jeune voltigeur sud-africain, Bongani, que le destin n’a pas épargné mais que le sport a sorti d’un itinéraire initialement mal tracé. C’est encore, entre autres, l’histoire de ce visage si familier, qui pour 43 centièmes, ne sait pas s’il doit sourire ou pleurer, mais à qui 21000 spectateurs envoient d’interminables « Merci Patrice ». Les Jeux 2014, c’est un peu de tout ça, mais tellement plus encore.  

Les Jeux Equestres Mondiaux FEI Alltech 2014 en Normandie, c’est un bruit, un volume sonore impressionnant, de ceux qui ne cassent pas les oreilles mais qui font au contraire vibrer les êtres, réchauffent les cœurs, font rougir les yeux. Ces milliers de paires de mains qui frappent à l’unisson, ces pieds qui font trembler les gradins, ces voix prêtes à tout quitte à se perdre ont fait régner sur les différents sites de compétition une ambiance comme aucun cheval au monde n’en avait jusqu’alors vécue. La page normande se tourne. Modestement alors, avant le point final, un seul mot s’impose, que nous aurions aimé crier ou écrire ici 565 000 fois : merci !

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