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Le bilan de Guerdat

Philippe Guerdat, entraîneur et sélectionneur de l'équipe de France, revient sur la qualification de Patrice Delaveau en Finale…

Le bilan de Guerdat

Un Français dans la Finale à quatre… Dans quel état d'esprit êtes-vous ?

Je suis content. En premier lieu, je travaille pour l'équipe, mais dans un coin de la tête, je pensais qu'il y en avait un qui pouvait atteindre la Finale si tout se passait bien, c'était Patrice. Et j'ai été exaucé. Les autres chevaux, qui n'ont jamais fait de championnat, ont été préparés pour le championnat et ils l'ont très bien fait, mais à la fin, ils étaient un peu à bout de souffle.

Comment analysez-vous les deux manches de Patrice Delaveau ?

Il n'avait pas droit à la faute. Sur la première manche, avec une faute, il aurait reculé de beaucoup. Il a eu du mal à trouver son rythme. Le premier tour était un peu « chaotique » : après la rivière, il a rajouté une foulée… On a parlé et je lui ai dit de monter la deuxième manche le plus naturellement possible. Comme un barême A, normal dans le galop, et on a vu qu'il avait beaucoup plus de rythme. Et si je regarde les 8 derniers qui sont partis, c'était le plus serein.

Comment allez-vous préparer la Finale ?

Normalement, on va regarder des vidéos. Mais Patrice est un cavalier d'instinct et je ne voudrais pas lui enlever son instinct pour demain. Demain, ça doit être une fête pour lui. Quelque part, je ne veux pas qu'on se mette la pression. Arrivera ce qu'il arrivera, mais pour moi, c'est lui le champion du monde.

Un mot sur les chevaux qu'il va monter demain...

Ce ne sont pas le type de chevaux qu'il monte. Sauf peut-être celui de Dubbeldam. Il va être un peu perdu sur Cortes qui est très grand d'encolure. J'ai peur de celui de Bengtsson, car il va tirer fort, et plus il sera fatigué, plus il va tirer.

Orient est-il difficile pour les autres ?

Orient est un cheval qui se décale beaucoup à droite. Et en fonction du triple de demain, les cavaliers risquent d'avoir des difficultés, surtout s'il est fatigué. Patrice le connaît par coeur, mais il suffit parfois de faire un changement de cavalier pour que le cheval change.

Un mot sur les autres Français...

On s'est brillament qualifié pour les J.O., et on est vice-champion du monde. On savait qu'en ayant 3 chevaux qui n'avaient jamais fait de championnat, ça allait être compliqué. Donc on a misé la préparation là-dessus.

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