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Les Français sur le toit du monde !

Après la médaille d'argent de l'équipe d'endurance, celle du même métal pour le Saut d'Obstacles, la France monte sur les deux premières marches du podium de la Voltige messieurs. Jacques Ferrari devient champion du monde, devant son compatriote Nicolas Andréani et l'Allemand Erik Oese.

Les Français sur le toit du monde !
© Sindy Thomas

La tension était à son comble lorsque Jacques Ferrari est entré cet après-midi sur la piste du Zénith de Caen. Juste avant lui, ses principaux concurrents, Nicolas Andréani, alors en tête, et Erik Oese, avaient brillé. La moindre erreur et le titre lui passait sous le nez ! "Il fallait surtout ne pas céder à la panique. C'était difficile. Il fallait que je me résiste à moi-même : j'étais mon principal adversaire. Et puis j'ai tout lâché, toute l'émotion que j'avais accumulée pendant ces quatre jours de compétition, et c'est ce qui me vaut sans doute ce titre. C'est la première fois que j'obtiens plus de 9 dans le programme libre, c'est un sentiment extraordinaire." De lui, son longeur et ami François Athimon dit qu'il est tel l'Albatros de Beaudelaire : "Ses ailes de géants l'empêchent de marcher". Aujourd'hui, le Charentais a bel et bien volé et décroché la lumière, thème de son programme libre. "Depuis que je fréquente le haut niveau de la voltige, je n'ai qu'un seul maître : Nicolas, et c'est étrange de le dépasser pour la première fois sur un championnat du monde." 

"Je reste un winner dans l'âme, confirme Nicolas Andréani, mais je suis aussi hyper heureux pour Jacques. Il a travaillé dur, très dur ces deux dernières années pour en arriver là et aujourd'hui, il était tout simplement trop fort. Malgré tout, j'ai moi aussi pris mon pied ! Je me suis surpris à être stressé pendant une seconde à mon entrée de piste, puis une fois sur le cheval, plus rien : juste du coulé, du feeling, du Einstein. Je commets un petit dérapage qui a dû me coûter quelques points, mais je m'en sors finalement très bien. Il y a quatre ans, lorsque je décrochais le bronze à Lexington, je m'étais juré de décrocher un plus joli métal en Normandie : c'est chose faite ! Et je suis très heureux de savoir que Just va prendre sa retraite avec cette médaille autour du cou. Lui seul nous dira quand il faudra arrêter, mais nous savons que ce moment approche. De mon côté, je ne peux savoir si je prendrai part aux prochains Jeux Equestres Mondiaux, mais je ne raccroche pas les patins pour autant, et je vais tenter une dernière Coupe du monde, un dernier titre sur ce circuit, et pourquoi pas un record."

Les deux hommes se retrouveront bientôt autour d'un d'un projet artistique. Ils sont en effet à l'originie de la compagnie Noroc, qui  se produira en fin d'année au Mans pendant plus de deux heures : "Nous souhaitons, à la manière d'un Candeloro et de son Holiday on Ice, faire notre Holiday on Horse". Concurrents pendant quatre fois une minute cette semaine, mais définitivement potes !

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