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Rodrigo Pessoa reste prudent

Sans-faute sur la deuxième manche de la Coupe des nations de Jumping, le Brésilien Rodrigo Pessoa, quatrième à Lexington il y a quatre ans, s’est qualifié pour la première phase finale qui aura lieu samedi. Le champion olympique reste pour le moment prudent. 

© PSV Photos

Le cheval à l’air de bien sauter depuis le début de la compétition, comment le sentez-vous après les trois premiers tours ?

Il saute bien, c’est un cheval qui est assez économique, il n’est pas très spectaculaire mais il fait le travail qu’on lui demande, c’est un très bon ouvrier. Il a beaucoup de sang, les difficultés ne sont vraiment pas un problème pour lui et si je monte bien, il va faire sans-faute. C’est donc mieux pour lui si les tours deviennent plus gros par la suite. Il y a une très belle atmosphère ici dans le stade et on est content de pouvoir participer.

Le sans-faute de jeudi vous relance dans la course à la qualification pour la finale de dimanche (il termine cinquième à moins d’une barre de la tête, NDLR). Vous commencez déjà à penser cette tournante ?

Non pas du tout. Il y a encore deux tours vraiment difficiles samedi, il ne faut pas mettre la charrue avant les bœufs. On va faire le travail samedi et on verra bien où cela nous mène. Demain, nous allons faire une journée relaxe pour se remettre dans le bain samedi et essayer de faire deux bons tours.

Cette deuxième manche de la Coupe des nations ne semblait pas à première vue si difficile, mais au fil des concurrents, la pression est montée et les fautes sont devenues plus présentes ?

Oui, c’est sûr qu’au début de l’épreuve les cavaliers n’avaient pas trop de pression puisqu’ils ne courraient pas en équipes. Ils ne sont pas dans la course, ils jouent pour l’expérience et peut-être pour essayer de rentrer dans les trente qualifiés pour samedi. Et puis, au fur et à mesure que l’épreuve avance, ce sont les médailles qui sont en jeux, ce sont des places dans la finale, et dans la finale tournante, donc forcément la pression monte. C’était un très beau parcours, très fluide mais le temps était serré ce qui était une difficulté. Cela a donc poussé les cavaliers à faire des fautes pour être dans le temps, chaque point est important. Je crois que le chef de piste a fait dans ces deux manches de Coupe des nations un très bon travail.

Comment expliquez-vous le nombre de fautes sur l’obstacle numéro deux ?

C’était un abord caché après sept ou huit foulées depuis le numéro un. C’était un oxer carré et il fallait tout de suite être dans le bain. Si l’on n’avait pas bien travaillé dans la courbe on se trouvait un peu trop près et on faisait la faute sur la barre de devant. C’est ce qui nous est arrivés avec Pedro Veniss, et pourtant, je l’avais prévenu ! 

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